• Bertrand Delanoë lance la bataille du Congrès socialiste

    Bertrand Delanoë lance la bataille du Congrès socialiste

    Bertrand Delanoë (g) et Ségolène Royal, le 6 février 2007 à Paris
    Un temps d'avance. A six mois du Congrès du PS, le maire de Paris Bertrand Delanoë, considéré comme un des principaux prétendants pour 2012, mène l'offensive en proposant un texte «de fond», à débattre lors d'une réunion à la fin du mois.

    Sous le titre «clarté, courage, créativité: pour un grand Congrès socialiste», le texte de 11 pages prône «un congrès d'idées». «N'ayons pas peur de nos différences. Tranchons-les par le débat et par le respect du choix des socialistes. Nous y gagnerons tous en lisibilité et en unité». Le premier signataire du document, publié le jour anniversaire de la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle, est Bertrand Delanoë, «animateur de cette équipe», précise l'eurodéputé Harlem Désir.

    90 signataires dont Elisabeth Guigou et Lionel Jospin

    Suivent quelque 90 signataires, dont l'ancien Premier ministre Lionel Jospin dont Bertrand Delanoë est proche, les maires PS de Toulouse, Strasbourg, Grenoble, Rennes, Le Mans, Nevers, l'ancienne ministre Elisabeth Guigou et nombre d'élus parisiens ainsi que des militants de base. Les signataires ont eu des «parcours» variés et soutenu dans le passé pour certains Lionel Jospin, d'autres Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn ou Laurent Fabius, rappelle Harlem Désir.

    «L'initiative n'est pas un scud contre Ségolène Royal», assure-t-on dans l'entourage du maire de Paris. L'ex-candidate, qui a déjà annoncé sa candidature pour 2012, a de son côté jugé «prématuré d'entrer dans une bataille de Congrès».

    Un livre d'entretiens avec Laurent Joffrin

    Le maire de Paris, qui caracole toujours en tête des personnalités dont les Français souhaitent voir croître l'influence, et va publier le 22 mai un livre d'entretien avec le directeur de «Libération», Laurent Joffrin, n'a pas révélé ses ambitions.

    Mais Elisabeth Guigou a pris les devants et lancé mardi un appel pour qu'il prenne la tête du parti: «Je souhaite que les conditions soient réunies, elles ne le sont pas encore tout à fait, pour que Bertrand Delanoë soit le leader» du PS. «J'y travaille activement avec d'autres.»

    Le texte se prononce contre «un premier secrétaire de transition et d'attente jusque en 2011, ce serait la stagnation assurée». «Nous ne gagnerons pas 2012, quelles que soient les qualités du candidat, si les années 2008 - 2011 sont gelées.»

    Une position qui va à l'encontre des voeux des fabiusiens et des strauss-kahniens et s'oppose aux multiples candidatures de quadras ou quinquas qui ne convoitent pas 2012 (Julien Dray, Pierre Moscovici). Ségolène Royal, elle, n'a pas non plus caché ses intentions pour la direction du parti.

    Le document rejette -comme Delanoë l'a fait aux municipales- une alliance avec les centristes de François Bayrou, une des options chères à Ségolène Royal.

    Sur la base de ce texte, une rencontre nationale est prévue le 24 mai à la Mutualité à Paris où «sont invités tous les militants qui veulent écrire une contribution ensemble» en vue du Congrès. Une possible étape vers une motion pour le Congrès, sur laquelle voteraient les militants.

    Eric Feferberg AFP/archives ¦ Bertrand Delanoë (g) et Ségolène Royal, le 6 février 2007 à Paris

     
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    Avec agence


    20Minutes.fr,


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