• Brazzaville,Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) a ouvert sa première session

    Ouverture de la première session ordinaire du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication

    Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) a ouvert sa première session ordinaire le 22 février à Brazzaville. Patronnée par le président de cette institution, Jacques Banangadzala, cette session vise à mettre en place un dispositif organisationnel, juridique, technique et matériel adéquat et performant, devant permettre au CSLC d’exercer pleinement ses fonctions : régulation de l’information et de la communication.

    Rosalie GUIELLE/CSA, du 22/02/2007

    Convoquée par décision n°004/CSLC/B/P du 13 février 2007, la première session ordinaire du CSLC se teindra jusqu’au 8 mars prochain. Au cours des travaux, les Conseillers examineront plusieurs affaires liées à la liberté d’expression au Congo, notamment le rapport d’activités de la période pré-installation du CSLC ; la situation administrative, juridique, financière et matérielle du CSLC ; la participation du Conseil à l’organisation des élections législatives de 2007 au Congo ; la répartition des compétences entre le CSLC et le Gouvernement en matière d’informations et de communication ; la gestion de la redevance audio-visuelle (RAV) ; les modalités d’accréditation des journalistes professionnels exerçant pour le compte des organes de presse étrangère au Congo ; la gestion des fréquences, etc.

    La Secrétaire Comptable du CSLC, Marie-Jeanne Kouloumbou, a indiqué que le Conseil devait désormais assurer la liberté des uns et des autres, en véritable arbitre légaliste. «Le professionnel doit informer et communiquer librement, mais dans le strict respect de la légalité, de l’éthique et de la déontologie professionnelles. Le consommateur ne devra pas être privé de l’information, ni voir son intégrité violée», a-t-elle poursuivi.

    De son côté, le Président du CSLC, Jacques Banangandzala, a souligné que cette session se voulait un forum d’échange, en vue de rechercher les voies et moyens susceptibles permettant au Conseil de décider en toute légalité. Il a signifié que la participation de la presse à l’organisation des prochaines législatives, dont le premier tour est prévu pour se tenir le 24 juin prochain, occupait une place de choix au cours de ces assises.

    «Pour cette affaire, l’enjeu est de taille, car la propagande électorale constitue l’un des baromètres de mesure de transparence, d’équité, d’apaisement avant, pendant et après les élections. Et donc, un des facteurs déterminants de réussite du scrutin», a-t-il déclaré.

    Par ailleurs, M. Banangandzala a appelé à la mobilisation de tous les acteurs (politiques, parlementaires, syndicalistes, défenseurs des droits de l’homme, professionnels de l’information et de la communication), pour que l’action du Conseil et des médias dans l’organisation de ces élections contribue à la réussite du scrutin.

    «Devant le nombre de plus en plus croissant des dérapages au sin de nos médias, il est aujourd’hui urgent de voir le service public de radiodiffusion et surtout de télévision exercer, de manière équitable, le pluralisme dans le traitement de l’information, et la presse écrites privées se débarrasser des affirmations gratuites, de la diffusion des rumeurs, de l’injure, de l’outrage, des atteintes à l’intégrité humaine, à la dignité des citoyens ou des familles», a souligné le président du CSLC. Il a rappelé que la liberté de la presse n’était pas synonyme de libertinage, déplorant de nombreux dérapages au sein des médias congolais.

    Mis en place le 13 août 2003, le CSLC a été institué par l’article 161 de la Constitution du 20 janvier 2002. Les membres du CSLC ont prêté serment les 19 mai et 24 novembre 2006 au Palais de Justice de Brazzaville, en présence des membres du Gouvernement, de la Cour suprême et de plusieurs personnalités. Cérémonie a marqué une étape importante dans le processus de fonctionnement du CSLC. Après la prestation de serment, l’on avait toujours l’impression que le Conseil ne jouait pas pleinement son rôle.


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