• Hollande: Kouchner n'est "plus membre du parti socialiste"

    Hollande: Kouchner n'est "plus membre du parti socialiste"

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    PARIS (AFP) - Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a annoncé vendredi à l'AFP que Bernard Kouchner n'était "plus membre du parti socialiste", après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères et européennes du gouvernement Fillon.

    M. Hollande a fait valoir que "la pseudo ouverture" du gouvernement de François Fillon "se résumait à une aventure individuelle, celle de Bernard Kouchner qui devient un ministre de plus dans un gouvernement de droite".

    "Bernard Kouchner, en entrant dans le gouvernement, n'est plus membre du parti socialiste", a affirmé le premier secrétaire. Ce qui signifie que la procédure d'exclusion du nouveau ministre des Affaires étrangères sera enclenchée rapidement.

    S'agissant d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques, M. Hollande a souligné qu'il avait démissionné du parti, en février dernier. Pour lui "la présence (dans le gouvernement) de tel ou tel transfuge est la récompense d'abord d'un manquement à la morale politique".

    Quant à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, il n'était pas membre du PS. "Je le connais depuis plus de trente ans, ses convictions sont à droite", a relevé le numéro un du PS.

    Interrogé sur l'entrée au gouvernement de Martin Hirsch en tant que Haut-commissaire, il a répondu: "ils l'ont récupéré". "Leur méthode, a-t-il dit, c'est la compromission, la prise de guerre, le détournement, le débauchage, la captation des consciences et les amalgames".

    Pour lui, "le gouvernement de Nicolas Sarkozy est à l'image de celui qui l'a composé: bien à droite et soucieux essentiellement de l'apparence". "C'est un gouvernement RPR-UMP, a-t-il poursuivi, car il compte "pas moins de deux anciens présidents du RPR, Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie" et "la plupart de ses membres sont des ténors, anciens ou jeunes, de l'UMP".

    "C'est aussi, a-t-il dit, un gouvernement qui, dans ses structures, notamment le ministère de l'Identité nationale et de l'immigration, comme dans le choix de ses personnalités -chacun se souvient du combat de Christine Boutin contre le Pacs-, est à bien des égards conservateur pour ne pas dire davantage".

    "On voit bien aussi le souci de préoccupation de la manoeuvre, de l'illusion, de l'apparence, de la tactique", a-t-il ajouté. "La parité, progrès indéniable, est déjà battue en brèche au niveau des secrétaires d'Etat. La diversité se réduit à la seule personne de Rachida Dati", a expliqué M. Hollande.

    Benoît Hamon, député européen PS, a affirmé vendredi que "la gauche ne figur(ait) pas et n'(était) pas représentée" dans le gouvernement de François Fillon, accusant Nicolas Sarkozy d'avoir procédé a une "manoeuvre" pour "affaiblir le PS avant les législatives".

    "La gauche n'est pas représentée dans ce gouvernement, la gauche est dans l'opposition, le PS est dans l'opposition au gouvernement de Nicolas Sarkozy", a affirmé M. Hamon, qui s'exprimait au nom du PS lors d'un point de presse, après l'annonce de la composition du gouvernement Fillon qui comprend des personnalités issues de la gauche dont Bernard Kouchner aux Affaires étrangères et européennes.

    M. Hamon a dénoncé "une manoeuvre" du président de la République. "L'opération de Nicolas Sarkozy est d'abord une opération de débauchage, l'objectif n'était pas de venir alimenter la politique du gouvernement de personnalité nouvelle, mais d'affaiblir le PS pendant la campagne des législatives".

    "Ceux qui ont accepté cette offre de Nicolas Sarkozy ont fait le choix d'affaiblir le camp auquel ils appartenaient", et "auquel ils devaient tout".

    Il a qualifié de "lamentable" l'attitude de ces personnalités qui ont "accepté de frayer dans un gouvernement où il existe un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

    Bernard Kouchner "n'est plus membre du PS", a ajouté M. Hamon. Il a rappelé que le nouveau chef de la diplomatie avait comparé Nicolas Sarkozy à l'Italien Silvio Berlusconi, désormais "il est donc dans le gouvernement Berlusconi".

    A propos d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat, Benoît Hamon a affirmé qu'il avait "la récompense pour le prix de sa trahison".

    Quant à Jean-Pierre Jouyet, nouveau secrétaire aux Affaires européennes, M. Hamon a rappelé qu'il avait prôné "une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, disant qu'il est "pire que tout". Maintenant "il se trouve dans le gouvernement de Sarkozy, cela disqualifie l'action publique", selon lui.

    Selon M. Hamon, les volte-face de ces personnalités issues de la gauche, seront "difficiles à expliquer sur le terrain" lors de la campagne des législatives". Mais, a-t-il ajouté, "nous pensons pouvoir gagner ces élections" pour "construire un contre-pouvoir à une présidence qui concentre tous les pouvoirs".

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