• Jean Marie Bockel inquiète les barons de l’Afrique Centrale.

    BOCKEL, UN NUMÉRO DE DISTRACTION ?
     
    :: France
    Jean Marie Bockel inquiète les barons de l’Afrique Centrale.
    Linternationalmagazine.com , publié le 08/02/2008
    Jean Marie Bockel inquiète les barons de l'Afrique Centrale.
    La sortie spectaculaire de Jean Marie Bockel le secrétaire d’État français à la Coopération dont les propos très critiques à l’encontre de la gestion des revenus pétroliers par certains pays d’Afrique centrale, tenus le 15 janvier à Paris n’a pas fait que des heureux.
     
    Les présidents Bongo Ondimba (Gabon), Sassou Nguesso (Congo) et Paul Biya (Cameroun) s’en sont émus et l’ont fait savoir à l’Élysée.
     
    Cependant Jean Marie Bockel persiste à «  signer l’acte de mort de cette vielle françafrique » selon ses propres termes.
    Dans une interview accordée le 3 février dernier à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » Jean-Marie Bockel affirme qu’ «  il y a eu, en effet, quelques coups de fil » de Bongo, Biya et Sassou, tous inquiets de sa nouvelle politique. « Je compte revoir le président gabonais Bongo et m’expliquer franchement avec lui…Le président Camerounais Biya « a passé - ou fait passer - un coup de téléphone de vérification, sans plus ». « Quant au président Sassou Nguesso, je lui ai fait transmettre le message que j’étais à sa disposition ».
     
    Cependant le Secrétaire d’Etat Français persiste sur sa politique. « Cela dit, je ne retire rien du fond de mes déclarations du 15 janvier. Je ne vois pas, par exemple, comment je pourrais signer avec tel ou tel pays un accord de coopération qui ne prendrait pas en compte ce que j’ai dit à propos du bon usage de la rente pétrolière, de la transparence et de l’efficience. Il ne s’agissait donc pas d’un simple effet d’annonce…je ne peux pas avoir dit mes quatre vérités, après mûre réflexion, et faire ensuite comme si de rien n’était ».
    Jean Marie Bockel affirme que ses propos n’ont pas eu que des échos en Afrique « au niveau des sociétés civiles, des étudiants, des cadres », « des ministres européens m’ont également félicité ».
     
    Quant à Nicolas Sarkozy, Jean Marie Bockel dit qu’« Il s’est exprimé, de façon très positive, à l’occasion de ses vœux au corps diplomatique, le 18 janvier…je ne m’attendais pas à ce que le président consacre tout un paragraphe au thème de « l’Afrique a changé, et la relation de l’Afrique avec la France doit aussi changer ». Puis annonce qu’il me confiait la mission de réfléchir à une action plus proche de la société civile et de la jeunesse africaines. Et pour cause : ce dernier point ne figurait pas dans la mouture originelle de son discours ».
     
    Lorsque Jean Marie Bockel a annoncé cette nouvelle a Kouchner, Rama Yade, Jean-Pierre Jouyet, ils ont tous "échangé un sourire entendu".
    Aux dinosaures d’Afrique centrale de comprendre le malaise que pose leur entêtement a s’accrocher au pouvoir et à refuser de s’adapter aux normes internationales de démocratie et de bonne gouvernance.
     

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