• L'UMP n'attend pas des miracles du second tour

    L'UMP n'attend pas des miracles du second tour

    Patrick Devedjian devant les militants de l'UMP à la

     


    Nicolas Sarkozy va procéder «dans les jours» qui suivront le second tour à de «légers ajustements» au niveau de la communication de l'Elysée et très probablement au niveau du gouvernement, selon son entourage. David Martinon et Arnaud Teullé, responsables (avec d'autres) du fiasco de Neuilly, peuvent trembler. Un poste de consul général à Washington aurait été promis au premier. 

    Dominique Faget AFP/Archives ¦ Patrick Devedjian devant les militants de l'UMP à la "Maison de la Chimie" à Paris, le 17 juin 2007

     
    Un parfum de panique à l'UMP. Une note de synthèse interne, révélée par «Le Figaro», estime à 34 le nombre de villes de plus de 30.000 habitants que la droite pourrait bien perdre dimanche. Parmi lesquelles Strasbourg, Angoulême, Blois, Caen ou encore Saint-Brieuc. Si l'on ajoute à cela les huit villes qui ont basculé à gauche dès le premier tour (Rouen, Bourg-en-Bresse, Châlons-sur-Saône, Laval, Alençon, Rodez, Dieppe et Saint-Benoît), l'UMP s'attend à perdre pas moins de 42 villes par rapport à 2001. Quant à la conquête de villes de gauche, elle se limite à Angers, Agen et quelques autres villes comme Mont-de-Marsan.

    Si ces pronostics se réalisent — et ils pourraient s'avérer même pires dans la mesure où l'UMP se montre relativement optimiste dans des points chauds comme Perpignan ou Chartres — les résultats ne manqueront pas d'être interprétés comme une large victoire de la gauche dont l'objectif déclaré avant le premier tour était de récupérer 30 des 41 villes perdues en 2001.

    «Pas de campagne de mobilisation»

    Cette contre-performance ne manquera pas de laisser des traces. Patrick Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, n'a pas attendu pour reprocher à la direction de l'UMP de ne pas avoir fait «de campagne de mobilisation» pour les municipales. «C'est un grand parti, il y a beaucoup de monde, il y a un certain nombre de responsables, et dans un grand parti comme ça, personne n'est immuable. L'essentiel c'est que le parti soit bien organisé, qu'il y ait des secrétaires départementaux qui tiennent bien leurs départements et peut-être qu'il y aura des ajustements à faire au niveau de la direction nationale». Une mise en demeure qui sonne comme un avertissement direct de l'Elysée à l'encontre du secrétaire national, Patrick Devedjian.

    «Patrick Balkany est irresponsable de déclencher des polémiques avant le second tour des municipales. Cela ne peut que troubler le corps électoral», a contre-attaqué Patrick Devedjian, contacté par Reuters. «Il patauge depuis 20 ans dans le même marécage à Clichy. Il est mal placé pour donner des leçons.»

    Selon l'entourage du secrétaire national de l'UMP, Isabelle Balkany souhaiterait profiter du creux de la vague pour la majorité pour conquérir la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, à renouveler la semaine prochaine. Un poste occupé actuellement par Patrick Devedjian. Lequel serait également la cible de Patrick Karoutchi qui lorgnerait sur son poste de secrétaire national à l'UMP.

    Priorité aux grandes villes

    Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l'UMP, a dit «regretter» de tels «propos de déstabilisation». «La direction de l'UMP est en place depuis six mois, c'est la première échéance intermédiaire, il y en aura d'autres, il faut laisser à cette direction la possibilité de mener à bien sa stratégie et de prouver son efficacité sur le terrain», s'est-il défendu.

    Paillé en a profité pour nier l'existence de la note interne. Selon lui, «dix à quinze villes» à gagner seraient l'objectif de l'UMP. Un UMP qui a décidé de se focaliser sur les résultats dans les grandes villes uniquement. «Vous verrez que si l'on conserve Marseille et Toulouse et qu'on ne perd pas trop de villes emblématiques, la presse analysera les municipales comme un succès mitigé pour le PS», confie à 20 Minutes un cadre du parti. Suffisant pour sauver la peau de la direction?

    Dominique Faget AFP/Archives ¦ Patrick Devedjian devant les militants de l'UMP à la "Maison de la Chimie" à Paris, le 17 juin 2007

     
    <script>document.getElementById("legendePhotoVisible").innerHTML = document.getElementById("legendePhotoInVisible").innerHTML;</script>


    A.S


    20Minutes.fr, éditions du 14/03/2008 - 14h52


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :