• La gauche appelle les manifestants au calme

    La gauche appelle les manifestants au calme

    Manifestation anti-Sarkozy le 7 mai 2007 à Nantes 

    André Durand AFP ¦ Pour la deuxième soirée consécutive, des manifestations anti-Sarkozy ont eu lieu lundi à Paris et dans d'autres villes, accompagnées parfois d'affrontements avec la police et de dégradations, des violences condamnées par le PS qui a appelé ces opposants à s'exprimer dans les urnes.

     
    «La démocratie implique le respect du suffrage universel et la défense pacifique des idées.» Après François Hollande, c’était au tour de Bertrand Delanoë, d’appeler les manifestants au calme mardi. Exprimant «sa solidarité avec les victimes de ces violences», le maire PS de Paris fait valoir que «ces comportements n'ont rien à voir avec l'expression des convictions».

    «Prendre des bulletins de vote»


    Le Parti communiste français a également condamné «absolument» les violences perpétrées, fustigeant «des actes nuisibles et sans signification politique». «Celles et ceux qui contestent la politique proposée par le nouveau président de la République auront la possibilité de s'exprimer et d'agir par leur vote les 10 et 17 juin prochain», aux législatives, a relevé le PCF.

    «Il peut y avoir de la déception, de la colère, de la frustration, mais le seul moyen de réagir, c'est de prendre des bulletins de vote», avait également déclaré un peu plus tôt le premier secrétaire du PS François Hollande.

    L'appel aura peut-être été entendu. Les deux manifestations anti-Sarkozy qui ont eu lieu mardi à Caen (500 personnes) et à Lyon (400 personnes) se sont déroulées dans le calme.

    La soirée de lundi avait été plus houleuse à Paris et dans d'autres villes, avec des affrontements avec la police et des dégradations. Au total, 365 voitures ont été brûlées, selon un bilan obtenu mardi auprès de la direction générale de la police nationale. La DGPN fait également état de 160 interpellations.

    Scénario similaire

    Le scénario semble avoir été similaire à Paris, Lille, Toulouse, Nantes ou Rennes: des manifestations de militants d'extrême gauche, libertaires ou anarchistes, qui dégénèrent et, parallèlement, des incidents dans les «quartiers» qui se sont poursuivis dans la nuit.


    Selon la Préfecture de police, 15 personnes étaient en garde à vue mardi à Paris, au lendemain d'une manifestation place de la Bastille qui s'est soldée par des affrontements, comme la veille. Un policier a été blessé, dix véhicules incendiés, deux magasins - dont un supermarché - pillés, et 17 vitrines brisées, a-t-on précisé de même source.

    A Toulouse, une centaine de manifestants se sont réunis place du Capitole, mettant le feu à des poubelles. Ailleurs dans la ville et ses quartiers dits «sensibles», 66 véhicules ont été incendiés, selon le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). Trois membres des forces de l'ordre ont été blessés légèrement par des jets de projectiles et 22 personne interpellées, selon la police.

    Des heurts ont aussi opposé des manifestants aux forces de l'ordre à Lille. Selon la préfecture, une crèche a en outre été incendiée à Wattrelos. Dans l'ensemble du Nord, au moins 61 voitures ont été brûlées et 46 personnes interpellées. A Nantes, quelque 150 manifestants ont cherché la confrontation dans le centre. Une vingtaine de voitures ont été brûlées.

    98 voitures brûlées dans le Rhône

    A Rennes, environ 300 personnes, selon la police, ont affronté en fin de soirée les forces de l'ordre, dans le centre-ville. Neuf voitures ont été incendiées et des vitrines brisées, selon la Préfecture. Dans le Rhône, 98 voitures brûlées ont été recensées, deux fois plus que dimanche soir (52).

    Pendant ce temps, en banlieue parisienne, les incendies de voitures étaient aussi à plusieurs endroits supérieurs «à la moyenne». Dans le Val-de-Marne, 45 voitures ont brûlé selon la préfecture. Dans l'Essonne, 31 véhicules ont été incendiés, contre une dizaine en moyenne, et la préfecture a rapporté des affrontements «sporadiques» entre «bandes» et forces de l'ordre.

    Avec AFP


    20Minutes.fr, éditions du 08/05/2007 - 14h20

    dernière mise à jour : 08/05/2007 - 19h22


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