• Le PS crie victoire après le second tour des municipales et cantonales

    Le PS crie victoire après le second tour des municipales et cantonales

    François Hollande en visite de soutien au candidat socialiste Philippe Sarre à la mairie de Colombes, le 11 mars 2008

    Pourcentages Aux municipales, la gauche obtient 49,34%, la droite 47,55%, le MoDem 1,95%, l'extrême-droite 0,35% et l'extrême-gauche 0,18%, selon les «principales tendances» annoncées par le ministère pour les municipales.  
     
    Objectif plus qu'atteint pour la gauche dont l'objectif annoncé avant le premier tour était la reconquête de 30 des 40 villes de plus de 20.000 habitants perdues en 2001. Parmi celles-ci, le but a été atteint à Strasbourg, Blois, Saint-Etienne, Evreux, Quimper, Roanne ou encore Rouen, repris dès dimanche dernier.

    Mais la gauche s'est également offert de nouvelles conquête dont la plus symbolique est évidemment Toulouse, gouverné depuis près de 40 ans par la droite. D'autres fiefs de droite ont été acquis comme Caen, Reims, Amiens, Dax, Mende, Valence, Asnières-sur-Seine, Narbonne et surtout Metz qui n'avait pas connu de maire de gauche depuis 1848. Même si la grande majorité des membres du gouvernement l'emportent dans les communes où ils se sont présentés, ce second tour est également marqué par la défaite de quatre ministres. Xavier Darcos, ministre de l'Education, à Périgueux; Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, à Colombes; Christine Lagarde, ministre de l'Economie et Christine Albanel, ministre de la Culture à Paris.

    Autre ville symbole: le leader du MoDem, François Bayrou, est battu dans son propre fief béarnais de Pau. Le sort national du parti centriste s'en trouve mis à mal.

    Sept villes de plus de 200.000 habitants sur dix à gauche

    Mais c'est dans les grandes villes que l'avantage pour la gauche est le plus net. Parmi les dix villes de plus de 200.000 habitants, deux basculent à gauche et zéro à droite. Symboliquement, l'UMP a réussi à préserver Marseille et les huit arrondissements de Paris qu'elle détenait déjà, même si dans la capitale, la gauche conforte sa majorité municipale.

    Dans les 26 villes comprises entre 100.000 habitants et 200.000 habitants, la gauche conquiert neuf communes et dirigera 16 d'entre elles. Seule commune que la droite espérait prendre, Angers est restée aux mains du PS.

    Outre Le Puy-en-Velay et Chaumont, conquis dès le premier tour par deux membres du gouvernement, la droite s'empare de Gap, Calais, fief communiste, Mont-de-Marsan (où un MoDem soutenu par l'UMP l'emporte) et d'Agen où le Nouveau Centre Jean Dionis reprend à la gauche une ville perdue en 2001.

    Le bilan est bien mince alors que le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, espérait avant le premier tour «gagner plus de villes que d'en perdre.» Il y a six ans, lors de la vague bleue, la gauche avait pu au moins s'emparer de Paris et de Lyon. La droite n'aura pas cette chance.

    La gauche victorieuse aussi aux cantonales

    Quant aux cantonales, le succès y est important pour la gauche qui remporterait neuf départements pour ainsi en diriger, au total, soixante sur cent. Succès symbolique, la Seine-Saint-Denis, bastion du communisme français, passe aux mains du PS ainsi que le Val-d'Oise, à vingt voix près. La rue de Solférino, qui contrôle déjà 20 régions sur 22, prend ainsi un leadership incontestable dans les collectivités locales. Ce qui ne sera pas non plus sans conséquence pour les sénatoriales.

    Si la gauche en a conclu, par la voix de son premier secrétaire, que Nicolas Sarkozy devrait «corriger la politique qu'il a conduite», l'UMP s'est efforcé de voir dans ces résultats un simple réajustement. Et n'a pas manqué de rappeler que le scrutin a été marqué par une abstention sensiblement identique -et record depuis 1959- (34,5% selon les instituts de sondage) à celle du premier tour.

    Un style présidentiel peu apprécié, la cause de la débandade?

    Les sondages montrent d'ailleurs que le scrutin n'est pas un désaveu de la politique gouvernementale. Ainsi, selon Ipsos, 39% des Français pensent que le rythme des réformes devrait s'accélérer quand seulement 27% estiment qu'il devrait ralentir.

    C'est plutôt Nicolas Sarkozy lui-même qui semble fragilisé. Ainsi, selon CSA-Dexia, 58% des sondés estiment que le président de la République doit «s'efforcer d'adopter un style plus présidentiel» tandis que 33% jugent qu'il doit «rester lui-même dans sa manière de communiquer». A des mairies plus roses, Nicolas Sarkozy devrait donc répondre par une nouvelle stratégie de communication, comme en témoignent déjà les rumeurs sur la valse des conseillers. Une première rupture avec la «rupture»?

    Joel Saget AFP ¦ François Hollande en visite de soutien au candidat socialiste Philippe Sarre à la mairie de Colombes, le 11 mars 2008

     
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    Alexandre Sulzer


    20Minutes.fr


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