• Les villes UMP qui pourraient basculer à gauche

    Les villes UMP qui pourraient basculer à gauche

    Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc le 8 février 2008 dans le quartier de Bagatelle

      Eric cabanis AFP/Archives ¦ Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc le 8 février 2008 dans le quartier de Bagatelle
     
    La liste des principales villes UMP qui pourraient basculer à gauche lors des municipales:

    Paris Ve

    Jean Tibéri refait le match contre sa rivale traditionnelle, Lyne Cohen-Solal. Mais celle-ci a ses chances alors qu'un sondage lui donne 38% des voix au premier tour contre 41% pour l'UMP. Le résultat du journaliste de France Inter, Philippe Meyer (MoDem), sera décisif pour faire la différence.

    Marseille (Bouches-du-Rhône)
    Bataille serrée entre le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin et le candidat PS Jean-Noël Guérini, au coude à coude dans les sondages. L'UMP a réussi à récupérer l'ancien socialiste Philippe Sanmarco quand le PS a attiré à lui l'ex-RPF François Franceschi. Tête de liste du MoDem: Jean-Luc Benhamias, ancien Vert qui a dirigé la campagne de Noël Mamère à la présidentielle de 2002.

    Toulouse (Haute-Garonne)
    La ville rose, dirigée par la droite depuis 36 ans, fait partie des objectifs prioritaires pour le PS qui a en tête que Ségolène Royal a emporté ici 57% des voix. Le socialiste Pierre Cohen semble donc avoir ses chances face au maire sortant UMP Jean-Luc Moudenc, d'autant qu'il bénéficie du soutien du PCF, des Verts et d'une partie des Motivé-e-s (notamment le chanteur Magyd Cherfi). Le maire compte l'ancien capitaine du XV de France Fabien Pelous sur sa liste.

    Strasbourg (Bas-Rhin)
    La droite espère garder l'une de ses grandes conquêtes de la vague bleue de 2001. L'UMP Fabienne Keller aura fort à faire face au socialiste Roland Ries alors que la capitale alsacienne a voté à 50,85% pour le PS aux législatives. Le MoDem se présente divisé, notamment derrière l'ancienne adjointe Chantal Cutajar qui fait liste commune avec l'ancien porte-parole des Verts, Yann Wehrling.

    Caen (Calvados)
    La maire sortante UMP, Brigitte Le Brethon, est menacée par le président PS de la région Basse-Normandie, Philippe Duron, qui l'a déjà battue aux législatives. Si l'on ajoute à cela la majorité remportée par Ségolène Royal à la présidentielle, cette ville pourrait bien basculer à gauche.

    Cahors (Lot)
    Beaucoup de candidats pour cette petite ville ancrée traditionnellement au centre-gauche. Le maire UMP sortant, Marc Lecuru, doit faire face à un dissident de droite, Michel Roumégoux, qui l'avait emporté en 2001 mais dont l'élection avait été invalidée l'année suivante par le conseil d'Etat. A gauche, le candidat PS, Jean-Marc Vayssouze, affronte, lui, la PRG Dominique Orliac, première femme à avoir été élue députée dans ce département aux dernières législatives.

    Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)
    Christophe Sirugue (PS) part à la conquête de l'ancien fief de Dominique Perben. Le maire sortant UMP, Michel Allex, ne se représente pas et laisse la place à Gilles Platret. En cas de victoire du PS (donné gagnant dans les sondages), Christophe Sirugue, également député, abandonnerait la présidence du conseil général. Pour le plus grand bonheur d'Arnaud Montebourg.

    Chartres (Eure-et-Loire)
    Le scrutin s'annonce délicat pour le maire sortant UMP Jean-Pierre Gorges qui vient d'être battu lors de la législative partielle. La candidate PS, Françoise Vallet, doit composer avec une liste socialiste dissidente mais pourrait l'emporter en cas de triangulaire avec le MoDem selon les sondages.

    Châteauroux (Indre)
    Le socialiste Jean-Yves Gateaud a de grands espoirs de reprendre une ville perdue en 2001. Le maire UMP sortant, Jean-François Mayet, obtient toutefois la meilleure note des internautes du «Figaro.fr» pour les villes de 30.000 à 50.000 habitants.

    Laval (Mayenne)
    Le maire UMP sortant, l'ancien ministre du Budget, François d'Aubert, peut s'inquiéter alors qu'il a déjà été battu à la dernière législative par le socialiste Guillaume Garot qui se présente contre lui pour la mairie. Il peut toutefois compter sur le soutien du MoDem.

    Quimper (Finistère)
    L'ancien maire socialiste Bernard Poignant espère reconquérir une ville dont le maire sortant UMP, Alain Gérard, ne se représente pas. Face à lui, l'UMP Marcelle Ramonet, première adjointe sortante…qui a perdu son mandat de députée à la dernière législative.

    Rouen (Seine-Maritime)
    Le maire centriste Pierre Albertini n'est pas à l'aise alors que Ségolène Royal l'a emporté au second tour de la présidentielle et que son adversaire socialiste, Valérie Fourneyron, vient d'être élue députée. Il bénéficie du soutien du MoDem, mais son ralliement à Nicolas Sarkozy (alors qu'il soutenait François Bayrou dans un premier temps) lors de la campagne présidentielle pourrait lui coûter cher.

    Le Havre (Seine-Maritime)
    Le scrutin pourrait être tendu dans une ville passée à droite depuis 1995. Le maire sortant UMP, Antoine Rufenacht, espère profiter toutefois de la division de la gauche. Pour la première fois depuis 1965, communistes et socialistes ne présentent pas de listes communes. Les premiers auront le député Daniel Paul comme champion; les seconds, avec les Verts et le PRG, se présentent derrière Laurent Logiou, ancien adjoint au maire.

    Perpignan (Pyrénées-Orientales)
    Le maire UMP sortant Jean-Paul Alduy compte décrocher un quatrième mandat mais doit affronter une liste d'union de la gauche, menée par l'avocate socialiste Jacqueline Amiel-Donat. Qui devra également affronter une liste de gauche dissidente et dangereuse menée par un conseiller général, Jean Codognès. A noter également: la candidature de Louis Aliot, secrétaire national du FN, qui n'avait pas réussi à se maintenir au second tour en 2001.

    Orléans (Loiret)
    Suspense dans une ville où le maire UMP sortant, Serge Grouard, espère l'emporter avec le soutien du MoDem contre son prédécesseur socialiste à la mairie, Jean-Pierre Sueur. Celui-ci bénéficie d'un large soutien à gauche (PC, Verts, PRG et MRC).

    Angoulême (Charente)
    C'est le dernier bastion de droite en terre ségoliste. Le maire UMP sortant Philippe Mottet, allié du MoDem, espère contrer les assauts du socialiste Philippe Lavaud, allié, lui, du PCF. Dans les sondages, les deux hommes sont au coude-à-coude au second tour.

    Alençon (Orne)
    Pour imposer le renouvellement, le patron de la droite locale, Alain Lambert, ancien ministre du Budget, a imposé la candidature de Marc Le Picard, adjoint au maire au détriment de Christine Roimier. Joaquim Pueyo, candidat du PS, espère l'emporter, se souvenant que dans la ville, il a obtenu plus de voix que son adversaire de droite aux législatives.

    Rodez (Aveyron)
    Après 55 ans de domination de la droite, la ville pourrait basculer à gauche. Les sondages donnent le socialiste Christian Teyssèdre victorieux tandis que le maire UMP sortant, Marc Censi, est fragilisé par la liste indépendante de Jean-Louis Chauzy.

    Montauban (Tarn-et-Garonne)
    La gauche espère récupérer l'un de ses bastions dans le sud-ouest tombée dans l'escarcelle de la droite en 2001. Pour faire face à la maire sortante Brigitte Barèges, le PS a dégainé Claude Mouchard qui connaît bien la mairie pour avoir été le directeur de cabinet du prédécesseur de l'actuelle première magistrate. A noter: la candidature du chanteur Francis Lalanne sur une liste indépendante.

    Tarbes (Hautes-Pyrénées)
    Combat annoncé serré entre le maire sortant UMP Gérard Trémègue (UMP) et l'ancien ministre socialiste Jean Glavany. Qui n'a pas oublié avoir remporté la dernière législative haut la main avec 61% des suffrages.

    Argenteuil (Val d'Oise)
    L'ancien fief de Robert Hue était passé à droite en 2001 avec la victoire de Georges Mothron. Qui a récidivé lors des dernières législatives. Reste que la ville, où Nicolas Sarkozy a parlé de «racailles», a voté largement pour Ségolène Royal à la présidentielle. Mais le PS n'a pas mis tous les atouts de son côté. Son candidat Philippe Doucet a mené une bataille âpre avec le secrétaire national à l'Egalité, Faouzi Lamdaoui, pour l'investiture. Le conseiller général socialiste, Alain Leikine, présente d'ailleurs une liste dissidente avec les Verts, le MRC et le PT.

    Corbeil-Essonnes (Essonne)
    L'UMP Serge Dassault, qui brigue un troisième mandat, est en danger. S'il a réussi à rallier Nathalie Boulay-Laurent (MoDem), l'industriel et patron de presse est menacé par un socialiste de 33 ans, Carlos Da Silva. Mais le communiste Bruno Piriou, qui a rassemblé LO et les Verts, jure d'arriver devant le PS, et que celui-ci rejoindra sa liste. De l'union de la gauche dépendra en grande partie l'issue du second tour.


    Alexandre Sulzer


    20Minutes.fr, éditions du 07/03/2008 - 10h02


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