• Les yeux dans Thomas Hollande

    Les yeux dans Thomas Hollande

    Thomas Hollande en campagne électorale pour sa mère Ségolène Royal, le 14 mars 2007 à Lyon

    «Vous savez qu'il y a un carré jeune devant?» Avec son T-shirt blanc floqué Ségosphère, le groupe qu'il a créé pour soutenir la candidate socialiste, Thomas Hollande rameute les jeunes au Zénith de Toulouse, le 19 avril 2007. C'est le point de départ du documentaire «Un fils en campagne» publié sur Internet par Natalia Gallois, journaliste, avec deux réalisateurs, Audrey Najar et Frédéric Perrot.

    «Nous voulions faire une série sur les fils de candidats. Finalement, ça a été compliqué pour les autres, et puis Thomas Hollande était le seul à avoir une vraie implication dans la campagne», explique-t-elle.

    «C'est avant tout le rapport à sa mère qui est important»

    Le film, d'une durée de vingt minutes, est finalement diffusé sur le Web et sur Dailymotion: «Nous avons contacté quelques chaînes, mais le format est court, et Internet était donc un canal idéal».

    Le documentaire montre la relation politique étroite qui l'unit à sa candidate de mère, qui l'appelle après le meeting toulousain pour lui demander son avis. C'est d'ailleurs un engagement plus affectif que politique, selon Natalia Gallois: «Même s'il se considère de gauche, c'est avant tout le rapport à sa mère qui est important. Je ne suis pas certaine qu'il soit pétri de convictions politiques.»

    «Dire les choses comme on les sent»


    Un décalage qui se ressent lors de la discussion avec François Hollande sur la proposition de Nicolas Sarkozy concernant les heures supplémentaires, qui prend la forme d'un cours de politique économique: «Comment veux-tu que ça relance la croissance? Les gens ne font pas des heures supplémentaires pour faire des heures supplémentaires. Il faut qu'il y ait un début d'activité.» Silence attentif du fiston.

    La préparation du Grand Jury de Canal + avec Ségolène Royal est plus détendue, plus «participative»: «Il faut que tu dises ce que tu as envie de dire, il n'y a pas de secret. Faut dire les choses comme on les sent. Avec vérité, avec authenticité.» Ou quand la gestion de l'engagement politique du fils fait transparaître les différentes approches politiques des parents.

    «C'est un novice en politique. Il y avait beaucoup d'improvisation dans ce qu'il faisait», observe Nathalia Gallois. Et c'est vrai que Thomas Hollande apparaît plus comme un électron libre dans la campagne que comme un garçon à la tête d'une machine de guerre politique. Comme le résume Natalia Gallois, «il n'a pas une grande culture ni une grande expérience politiques, mais l'envie, il l'avait». Mais pas au delà de la campagne, où il a décidé de prendre du recul par rapport à son engagement, et de laisser passer les années. Certains attendent déjà son retour: «Prenez note… Cet homme ira loin», avertit un internaute sur le forum du site.

    Le documentaire




    Fred Dufour AFP ¦ Thomas Hollande en campagne électorale pour sa mère Ségolène Royal, le 14 mars 2007 à Lyon

     
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    Emile Josselin


    20Minutes.fr


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