• Mia Farrow veut échanger sa liberté contre celle d'un rebelle soudanais

    Mia Farrow veut échanger sa liberté contre celle d'un rebelle soudanais

    Mia Farrow et son fils au Darfour le 8 novembre 2004

    Shehzad Noorani AFP/Archives ¦ Mia Farrow et son fils au Darfour le 8 novembre 2004

     
    Après George Clooney, c'est Mia Farrow, ancienne égérie de Woody Allen, de prendre la tête du combat médiatique en faveur du Darfour. Dans une lettre publiée le 6 août sur son site internet, elle demande au président soudanais Omar el-Béchir d'échanger sa liberté contre celle d'un dirigeant de l'Armée de Libération du Soudan, Suleiman Jamous. Ancien coordinateur humanitaire, il est très populaire au sein des organisations de secours présentes au Darfour. Il est de facto retenu prisonnier dans un hôpital de la ville soudanaise de Kadugli. Arrêté l'année dernière par un rebelle rival rallié au régime de Khartoum, il souffre de problèmes abdominaux.

    «Comme vous le savez sans doute, monsieur Jamous a besoin d'une assistance médicale qu'il ne peut trouver à Kadugli. C'est pourquoi, je vous propose de prendre la place de monsieur Jamous, échangeant ma liberté contre la sienne, en sachant son importance pour les civils du Darfour et avec la conviction qu'il appliquera toute son énergie à créer une paix juste et durable que le peuple soudanais mérite et espère», écrit l'actrice au dirigeant de Khartoum, en froid avec Washington.

    Mia Farrow signe son courrier avec son titre d'ambassadeur de l'Unicef, alors qu'elle avait déjà effectué un voyage en cette qualité en 2006 dans l'ouest du Soudan. Un porte-parole de cette organisation internationale a refusé de commenter l'initiative.

    Mia Farrow contre Steven Spielberg

    Ce n'est pas la première fois que Mia Farrow fait parler d'elle au sujet du Darfour. En mars, elle avait violemment critiqué, dans une tribune du «Wall Street Journal», la collaboration entre Steven Spileberg, conseiller de Pékin pour les Jeux Olympiques de 2008, et les autorités chinoises. «Est-ce que M. Spielberg, qui a fondé en 1994 la Fondation Shoah pour préserver les témoignages des survivants de l'Holocauste, est conscient que la Chine finance le génocide au Darfour?», s'interrogeait-elle, avant de comparer le réalisateur d' «E.T» à la réalisatrice nazie Leni Riefenstahl.

    Une tribune qui avait fait sensation au point que Steven Spielberg avait, à son tour, écrit une lettre ouverte au président chinois Hu Jintao afin de lui demander de faire pression sur le gouvernement soudanais pour qu'il change de politique à l'égard du Darfour.

    Le porte-parole du réalisateur, Andy Spahn, avait également annoncé le 27 juillet qu'il pourrait renoncer à travailler avec les autorités de Pékin. «Notre principal objectif est de mettre un terme au génocide au Darfour. Personne ne sait quel est le meilleur moyen d'y parvenir mais toutes les options sont sur la table, y compris la démission de son poste de conseiller».

    Shehzad Noorani AFP/Archives ¦ Mia Farrow et son fils au Darfour le 8 novembre 2004

     
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    A.S


    20Minutes.fr, éditions du 08/08/2007 - 16h53


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