• JL Mélenchon : " Le lynchage de Ségolène Royal est vide d’arguments raisonnés "

    Soumis par francis le Mar, 30/09/2008 Parti Socialiste JL M

     

    JL M

     

    Le meeting de Ségolène. Waw, l’affaire! Pendant ce temps l’abime de la catastrophe financière s’élargit sous les pieds de l’économie réelle. Sarkozy s’agite. La gauche "sérieuse-et-responsable" retient son souffle: god’dam… l’horizon indépassable n’est plus ce qu’il était.

    Le problème du problène

    Commençons par ce qui aurait pu me valoir une bonne couverture médiatique si j’avais consenti à répondre aux questions que l’on m’a posé depuis dimanche. Le Zénith de Ségolène Royal. Allons-y. Ou es le problème? Les chanteurs avant et après? C’est le cas dans tous les grands rassemblements politiques depuis déjà dix ans.

    Notons cependant que ceux là, au Zénith, sont tous engagés. C’est donc plutôt sympath et de gauche, non? Sa tenue à elle? On en parlera le jour où le même genre de commentaires sera possible à propos d’un homme. Idem pour la coiffure. Quand au public il était absolument dans la norme ordinaire des manifestations du PS. Que celui qui n’a jamais vu les marionnettes hystériques du MJS hurler au premier rang en agitant des cartons garnis du seul nom d’un candidat lui jettent la première pierre. Ceux là étaient enthousiastes. Qu’aurait on dit s’ils ne l’avaient pas été! Et peut-être même étaient-ils contents de participer enfin à un meeting contre la droite. Ca se comprend. Donc pour moi le problème n’est pas là. Le problème c’est qu’on crée ce type de problème a ce sujet.

    Mais s’il doit y avoir un problème à toute force, c’est plutôt de devoir constater qu’elle a parlé une demi-heure et que ce qu’elle a dit n’est relaté nulle part. Je dois donc aller sur le site Désirs d’avenir pour lire le texte de son discours car, à la même heure, je faisais une conférence sur la laïcité dans l’Hérault et je ne pouvais donc pas suivre la retransmission en direct. Pas de pot, le site me dit que je dois attendre un peu pour avoir le texte et la vidéo. Dommage car je m’apprêtais à faire la seule chose digne d’un socialiste en période de congrès surtout: dépiauter le contenu de son propos, faire la part d’accords et de désaccords qu’il me suggère. Après vous avoir dit tout cela, l’honnêteté m’oblige à préciser: que nul n’aille croire que je suis touché par la grâce de l’invitation, réitérée il y a peu, à nous aimer les uns les autres. Je prends seulement mes précautions. Le lynchage de Ségolène Royal que j’observe est vide d’arguments raisonnés. Je préfère marquer tout de suite mes distances avec le genre d’auto amnistie qu’il contient pour beaucoup de ceux qui le pratiquent. Je devine qu’il s’agit de préparer un front de «tout sauf Ségolène» qui pourrait bien être la tenue de camouflage la plus portée au congrès.

    Prétexte! Je ne marche pas. Si Ségolène Royal est en tête des votes du parti elle aura gagné le congrès un point c’est tout. Sa diabolisation est une ruse pour fabriquer un dénominateur commun là où il n’y en a pas politiquement. Le congrès de "clarification" commence mal.

    Jean-Luc Mélenchon


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  • CONTRE LA CRISE : UN PLAN EN SIX POINTS

    Le point de presse hebdomadaire par françois Hollande

    Oui, cette crise financière mondiale signe l'échec des libéraux, et non, la France et l'Europe ne seront pas épargnées. Les conséquences sur l'économie réelle dans notre pays commencent à se faire sentir, avec la hausse de faillites d'entreprises, les resserrement du crédit, la hausse des taux d'intérêt et la rétractation de l'investissement public. Lors d'une conférence de presse exceptionnelle, le 29 septembre, François Hollande a présenté un plan en six points, qui résume ce que les socialistes feraient s'ils étaient aujourd'hui en situation de gouverner la France.



    Les propositions des socialistes : un plan en six points

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  • Meeting de Ségolène Royal: «entre le show business et le rassemblement de secte»

    Ségolène Royal le 23 septembre à Paris
    «Je suis encore debout», plsalmodiait  Ségolène Royal, lors du grand raout organisé samedi au Zenith de Paris. Au lendemain du rassemblement, les critiques commencent à pleuvoir et pourraient bien faire vaciller l'ex-candidate à  la présidentielle.

    Dimanche, Henri Emmanuelli a tiré le premier en affirmant que la manifestation se situait «entre le show business et le rassemblement de secte». la Concert, spectacle, danse et standing-ovation... Le show n'est pas du goût du député socialiste des Landes: «Cette vision de la politique axée sur le marketing, qui s'inscrit dans la logique de la publicité commerciale, qui néglige le fond (...) c'est le genre de cérémonie qui est entre le show business et le rassemblement de secte», a-t-il déclaré lors du Forum de Radio J.

    «Pas besoin d'aller au Zénith pour être fraternel»

    Attaque moins direct mais pas beaucoup plus sympathique; Betrand Delanoë a déclaré dimanche à Pau, qu'il se considérait «comme quelqu'un de naturel, qui ne se met pas en scène». Et pour ceux qui auraient eu du mal à suivre son regard, le Maire de Paris et candidat à la succession de François Hollande pour le poste de premier secrétaire du PS précise: «J'ai tellement le sens de la fraternité que je n'avais pas besoin d'aller au Zénith pour être fraternel».

    Martine Aubry y est aussi allée de son commentaire: «Chacun son style. Je préfère être avec le parti et les militants. Laissons chacun être comme il est». «Mon opposant à moi c'est Nicolas Sarkozy, pas Ségolène Royal», a-t-elle conclu. 

    Interrogé sur la prestation de Ségolène Royal, François Hollande a refusé tout commentaire.


    Patrick Kovarik AFP ¦ Ségolène Royal le 23 septembre à Paris

     
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    Nadia Daam


    20Minutes.fr, éditions du 28/09/2008 - 15h34


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  • «Je relativise encore plus ceux qui trahissent avec grâce et ceux qui méprisent coquettement!»

    Ségolène Royal, le 28 juin 2008 à Reims
    Ce n’est pas un meeting mais ça en a l’air. Le raout organisé par Ségolène Royal ce samedi soir au Zénith de Paris est censé servir à remercier les électeurs qui ont voté pour elle lors de la campagne présidentielle de 2007.

    Une chose est sûre: la soirée tombe à pic alors que s'engage la bataille pour la conquête du Parti socialiste. Avec concerts, sketches - notamment du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine - et projection de petits films, le fête est vue comme un «grand rassemblement de la fraternité» et fait quasi salle comble (la grande salle du Zénith est prévue pour accueillir 5.000 places).

    Royal est remontée


    Ségolène Royal, sur la scène, s'en est prise aux «chiens de garde de l'Elysée», épinglant leurs réactions au cambriolage de son appartement fin juin, dans une tirade où elle n'a pas épargné des responsables socialistes non désignés.

    «On me dit: "il faut relativiser les épreuves, Ségolène, c'est de la politique, c'est normal, les coups"!» a-t-elle lancé. «Relativisons donc, depuis trois ans il y a eu la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles» (une allusion à sa séparation d'avec François Hollande, ndlr).
     
    Ironie et revanche?

    «Depuis un an et demi», après la défaite face à Nicolas Sarkozy, «je relativise encore plus», a-t-elle enchaîné: «certains qui s'éloignent gaiement, d'autres qui trahissent avec grâce, d'autres encore qui méprisent coquettement! Et les chiens de garde de l'Elysée qui m'ont conseillé publiquement de consulter médicalement, sous-entendant que je perdais la tête. Et de s'étonner: mais elle est encore debout? Et, en plus, elle continue?».

    Elle fait allusion aux dires du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre qui avait affirmé, après l'intrusion de son appartement parisien fin juin, que «comme toutes les victimes», Mme Royal avait «droit à une aide psychologique».

    Mais qu’importe, ce samedi soir, Ségolène Royal n’est pas prête à lâcher. «Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer sur le chemin que j'ai choisi et sur lequel nous marchons ensemble: donner à chacun le droit d'avoir et de bâtir son désir d'avenir.»

    Olivier Laban-Mattei AFP ¦ Ségolène Royal, le 28 juin 2008 à Reims

     
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    AA avec agence


    20Minutes.fr, éditions du 27/09/2008 - 20h22



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