• Pour Royal «la discipline» a manqué au PS

    Pour Royal «la discipline» a manqué au PS

    Ségolène Royal et François Hollande arrivent à la Mutualité à Paris le 12 mai 2007 

    Mehdi Fedouach AFP ¦ Ségolène Royal, candidate malheureuse à la présidentielle, a ouvert samedi le conseil national du PS par un appel à l'"union" et à la "mobilisation" des socialistes pour les législatives, dont la campagne sera "conduite par le premier secrétaire François Hollande".

     
    Ségolène Royal, candidate malheureuse à la présidentielle, a ouvert samedi le conseil national du PS par un appel à l'«union» et à la «mobilisation» des socialistes pour les législatives, dont la campagne sera «conduite par le premier secrétaire François Hollande». «J'y prendrai évidemment toute ma place en tant que candidate à l'élection présidentielle», a-t-elle ajouté devant le parlement du parti, qui compte plus de 300 membres.

    Ségolène Royal a en particulier déploré samedi devant la presse l'absence de «discipline» qui a prévalu au PS pendant sa campagne, préconisant, pour y remédier, une réforme du calendrier de désignation du candidat à l'Elysée.

    «A droite, la discipline a été sans faille», a observé Ségolène Royal en marge du Conseil national réuni à Paris. «De mon côté, tous les matins, en ouvrant le journal, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais, y compris sur des fondamentaux très importants comme la valeur travail, qui est une réalité dont j'ai été la première à parler», a-t-elle dit. «Les fondamentaux de la société française telle qu'elle avait évolué, que j'avais compris depuis longtemps, ont été contestés à l'intérieur même du Parti socialiste», a-t-elle regretté, y voyant un facteur qui a «déséquilibré» sa campagne.

    «Pour empêcher cela, par rapport à la discipline dont a fait preuve l'UMP, à toute épreuve, il faudra réformer le calendrier», a dit la présidente de la région Poitou-Charentes. «Il faut que le candidat ou la candidate ait un projet», puis «que le parti soit tout entier mobilisé» derrière lui. Devant le conseil national, elle avait demandé que le projet présidentiel «ne soit pas défini avant la désignation du candidat, pour qu'il y ait une cohérence». Elle avait aussi souhaité que le processus de désignation du candidat «n'intervienne pas si près du combat principal».

    Avant de prendre la parole, Ségolène Royal avait été longuement applaudie par les participants. Elle s'est dite encore une fois «disponible» et prête à participer à des réunions électorales, d'autant plus, a-t-elle rappelé, qu'elle n'est pas elle-même candidate.

    Elle a jugé aussi que le temps ne devait pas être aux «polémiques» et aux «interprétations de la défaite», «certaines justes, d'autres dérisoires, d'autres inutilement blessantes», et qu'on en reparlerait après les législatives.

    Ségolène Royal a fait valoir sa «fierté» d'avoir conduit la campagne présidentielle, estimant que les 17 millions de voix obtenues contenaient «des perspectives d'avenir, un élan, une fierté». «Je ne sais pas s'il faut être plus ou moins à gauche, il faut être à gauche, ne faisons pas de débats inutiles sur cette question», a dit encore la présidente de la région Poitou-Charentes, souhaitant «incarner le socialisme du réel».

    Le conseil national de ce samedi doit tirer un premier bilan de la présidentielle et adopter une plate-forme programmatique pour les législatives.


    20Minutes.fr, éditions du 12/05/2007 - 13h27

    dernière mise à jour : 12/05/2007 - 13h38


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