• PS: le groupe des 4 frondeurs soutenu par Jack Lang

    PS: le groupe des 4 frondeurs soutenu par Jack Lang

    Manuel  Valls le 18 septembre 2007 à l'Assemblée nationale à Paris
    Les lendemains de défaite sont toujours difficiles. En plus du cas Jack Lang, le Parti socialiste doit affronter mardi la fronde de quatre députés qui reprochent, dans une tribune au «Monde», l'«incapacité» du PS «à s'abstraire d'une forme d'anti-Sarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République».

    Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce et Christophe Caresche faisaient déjà parti des 17 députés socialistes qui avaient signé une tribune dans «Le Monde» en mai dernier, se disant «prêts» à voter la réforme des institutions. Cette minorité au sein du groupe PS avait été vite réduite au silence et début juillet, le bureau national du parti décidait à l'unanimité de voter «contre» le texte.

    Jack Lang approuve

    Le politologue Dominique Reynié trouve la démarche très audacieuse: «Cette stratégie est risquée pour eux-mêmes. Les quatre députés paraissent à contretemps par rapport à l'humeur du PS. Tout ceux qui auront l'air de soutenir Jack Lang seront marginalisés».

    Si le groupe des 4 ne cite pas une fois le nom de Jack Lang, ce dernier l'a pris comme un soutien implicite, approuvant «totalement, intégralement» le texte publié dans «Le Monde». Interrogé par TF1, il a également réaffirmé: «Socialiste je suis, socialiste je resterai et il n'appartient à aucune instance, surtout d'un parti aujourd'hui en crise, de me retirer quelque étiquette que ce soit.»

    Reims en ligne de mire


    Un Congrès en cacherait-il un autre? «Au PS, chacun cherche à construire une ligne de clivage. Il est évident que cette prise de position est liée au Congrès de Reims. Manuel Valls est proche de la "ligne claire" défendue par Gérad Collomb», explique Dominique Reynié.

    Le PS «n'aura été ni en capacité de faire échec» à la réforme de la Constitution «ni en situation de l'infléchir», déplorent les quatre députés socialistes frondeurs. Joint par 20minutes.fr, Christophe Caresche estime que le Parti socialiste «aurait dû se dire dès le début "nous n'avons pas la minorité de blocage" et se décider à négocier avec la majorité».

    «François Hollande a mis la barre trop haut»

    «François Hollande a mis la barre trop haut au départ. J'ai senti dès le début que le PS ne voulait en fait pas négocier et qu'un certain nombre de conditions que nous avions posé n'étaient pas réalisables», estime Christophe Caresche. «Cette stratégie découle d'un anti-sarkozysme primaire. Le PS doit pouvoir s'opposer de manière pertinente: en étant ferme quand il faut l'être mais en étant ouvert sur certains dossiers», conclut-il.

    Joël Saget AFP/Archives ¦ Manuel Valls le 18 septembre 2007 à l'Assemblée nationale à Paris

     
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    Vincent Glad


    20Minutes.fr



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