• PS: les clés pour comprendre le Congrès

    PS: les clés pour comprendre le Congrès

    Le numéro deux du PS François Rebsamen (g) discute avec le premier secrétaire du PS François Hollande au Congrès du Mans, le 19 novembre 2005

    A l'occasion des divers mouvements qui se sont amorcés ce week-end, petite revue de ce qu'il faut savoir pour comprendre la bataille et le futur Congrès du PS.


    Qui est candidat?

    Ségolène Royal , et Pierre Moscovici ont fait acte officiel de candidature, tandis que Claude Bartolone a expliqué qu'il ne s'interdisait rien. Tout comme le député de l'Essonne Julien Dray... Manuel Valls y pense aussi, tout comme l'ancienne ministre de <?XML:NAMESPACE PREFIX = ST1 /><ST1:PERSONNAME w:st="on" productid="la Justice Marylise">la Justice Marylise Lebranchu. Benoît Hamon est le candidat déclaré à la gauche du parti. Bertrand Delanoë devrait officialiser prochainement. Au total, et pour le moment, ils sont déjà huit, sans que l’on puisse savoir quelle est la part d’intox dans ces prises de position.

    Qu'est-ce qu'un «reconstructeur»?
    Le mot - on trouve aussi le terme «rénovateur» - désigne les quadras et quinquas qui ont pris de l'importance ces dernières années. Certains travaillent actuellement à une motion alternative au duel Royal-Delanoë: on y retrouve des proches de Dominique Strauss-Kahn comme l'ancien ministre Pierre Moscovici, ou Jean-Christophe Cambadélis. Des proches de Laurent Fabius, comme Claude Bartolone, et l'ancien royaliste Arnaud Montebourg font partie de l'initiative.

    Mais d'autres, comme le député de <ST1:PERSONNAME w:st="on" productid="la Nièvre Gaëtan">la Nièvre Gaëtan</ST1:PERSONNAME> Gorce, et le député-maire d'Evry Manuel Valls, peuvent aussi se prévaloir du label, alors qu'ils se rapprochent de Ségolène Royal. Quant au jeune député européen Benoît Hamon, il cherche plus à structurer la gauche du PS, avec l'aide de Henri Emmanuelli.

    Que sont devenus «les éléphants»?
    Comme pour les reconstructeurs, il s'agit plus de l'âge du capitaine que de ligne politique. Les «éléphants», ce sont les élus historiques du Parti socialiste. Parmi eux, Dominique Straus-Kahn, parti diriger le Fonds monétaire international, n'a pas renoncé à 2012, tout comme sans doute Laurent Fabius. Dans la génération d'avant, Lionel Jospin, Henri Emmanuelli ou encore Michel Rocard, préfèrent de leur côté user de leur influence plutôt que de se mettre en avant.

    Quel est le calendrier?
    Pour le moment, la seule date fixée est celle du Congrès en lui-même, qui se déroulera à Reims, du 14 au 16 novembre.

    Le Congrès, à quoi ça sert?
    A élire la direction du Parti socialiste, et si possible à dégager une ligne politique claire.

    Qu'est-ce qu'une contribution?
    C'est un texte écrit par des élus et/ou militants, présenté quelques mois avant le congrès.

    La formule la plus ouverte est la contribution «thématique»: dans ce cas, son ou ses auteurs se penchent sur un thème particulier, voire très précis, comme en 2005 «Le télétravail, entre facteur de cohésion et de dislocation sociale ?», écrit par un militant des Deux-Sèvres à l'occasion du Congrès du Mans... Les socialistes sont en général très prolixes en terme de contributions: il y en a eu 259 en 2005 pour le Congrès du Mans...

    La contribution dite «générale» présente un projet plus abouti, et préfigure les grandes alliances à l'oeuvre. En 2005, il y en avait 18.

    Qu'est-ce qu'une motion?
    C'est la clé du Congrès. C'est un texte soumis au vote des militants. Le score de chaque motion détermine sa représentation dans les instances nationales.

    Que se passe-t-il durant le Congrès?
    Cela dépend beaucoup des résultats du vote. Si une motion a la majorité à elle seule, et qu'elle ne souhaite pas intégrer les autres sensibilités, le Congrès se borne à la désignation - connue d'avance - du premier secrétaire, et des instances dirigeantes: c'est ce qui s'est passé en 2003 au Congrès de Dijon.

    En revanche, même si une motion a plus 50%, elle peut décider d'inclure les autres sensibilités dans une synthèse, au cours d'une commission des résolutions, qui dure en général tard dans la nuit de samedi à dimanche. C'était le cas du Congrès du Mans de 2005.

    Reste l'autre cas de figure: personne n'a la majorité tout seul. Donc ça négocie des alliances dans tous les couloirs, sans toujours réussir, comme au Congrès de Rennes, en 1990.</ST1:PERSONNAME>

    Fred Dufour AFP/Archives ¦ Le numéro deux du PS François Rebsamen (g) discute avec le premier secrétaire du PS François Hollande au Congrès du Mans, le 19 novembre 2005

     
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    Emile Josselin


    20Minutes.fr, éditions du 19/05/2008


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