• «Quand on a le flambeau du Parti socialiste, non seulement on le garde, mais on le porte!»

    «Quand on a le flambeau du Parti socialiste, non seulement on le garde, mais on le porte!»

    Le premier secrétaire du PS, François Hollande, le 31 août 2007 à La Rochelle

    Jean-Pierre Muller AFP ¦ Le premier secrétaire du PS, François Hollande, le 31 août 2007 à La Rochelle

     
    «Rénovation. Le mot est vieux comme le Parti socialiste. A chaque défaite, un rénovateur s'annonce, parfois plusieurs, j'en ai fait partie. Les formules sont connues: 'ouvrir les portes et fenêtres', que n'ai-je entendu ça ? Comme si nous vivions cachés, comme si n'avions pas fait venir 100.000 nouveaux adhérents», s'est exclamé François Hollande au début de son discours de clôture de l'université de La Rochelle.

    Le numéro un socialiste visait les jeunes députés Manuel Valls et Gaëtan Gorce, notamment, qui avaient voté contre le calendrier de rénovation du parti fin juin au Conseil national.

    Renouvellement des générations

    Hollande a aussi estimé que le renouvellement des générations était «un mouvement réducteur nécessaire, mais qui ne peut pas seulement être réducteur de têtes». Car le PS n'est «pas un logiciel, mais une construction humaine», a-t-il fait valoir.

    Un autre nom pour le PS?

    L'«idée en vogue» de changer le nom du PS, une suggestion de Manuel Valls, n’est pas du goût de François Hollande qui a cité François Mitterrand: «Réfléchissez-bien, ça fait cent ans que nous essayons d'imposer la marque. Si nous la laissons tomber, il y en aura bien un pour la ramasser», aurait dit l'ancien président. «Quand on a le flambeau du Parti socialiste, non seulement on le garde, mais on le porte!», a lancé le premier secrétaire du parti, particulièrement applaudi à ce moment de son discours.

    «Nous condamnons la mondialisation, mais nous ne l'affrontons pas»

    «Il y a longtemps que les socialistes ont admis l'économie de marché, ce n'est pas le marché qui pose problème aujourd'hui, c'est la mondialisation», a affirmé le premier secrétaire du PS. Or «nous donnons l'impression de la regarder en reculant et effrayés, tout en laissant faire. La mondialisation est un fait irréversible, elle est notre monde».

    D'où une triple exigence formulée par François Hollande: «l'exigence de la compétitivité» - les socialistes «doivent porter un projet de croissance», selon lui - «l'exigence de la redistribution" en «corrigeant les écarts de richesses», et «l'exigence de régulation» en imposant «le respect des normes sociales et environnementales».

    Crise identitaire

    Au cours de son discours, il a aussi reconnu que le PS n'était «pas entendu par le plus grand nombre», parce qu'il ne dit «rien de net, de clair, de lisible».

    Et pour enfoncer le clou, François Hollande a martelé au micro de LCI: «On doit être réformistes. Nous sommes là pour apporter des solutions qui marchent, et pas seulement des paroles ou des formules creuses».

    Jean-Pierre Muller AFP ¦ Le premier secrétaire du PS, François Hollande, le 31 août 2007 à La Rochelle

     
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    Avec AFP


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