• RESF dénonce l'expulsion de deux pères de famille sans papiers

    RESF dénonce l'expulsion de deux pères de famille sans papiers

    Un panneau de RESF installé au Louvre, lors d'une réunion des actionnaires d'Air France, le 12 juillet 2007 à Paris

    Clemens Bilan AFP/Archives ¦ Un panneau de RESF installé au Louvre, lors d'une réunion des actionnaires d'Air France, le 12 juillet 2007 à Paris

     

    RESF a dénoncé dimanche l'expulsion de deux pères de famille sans-papiers ce week-end, un Mongol et un Ukrainien, se demandant «combien de drames» il faudra, comme celui d'Amiens, «pour que cela s'arrête».

    Un père de famille mongol, Gantulga Djekhuu, a été expulsé dimanche matin depuis l'aéroport de Roissy vers la Mongolie, par un vol Air France, a indiqué le Réseau Education sans frontières de Paris et Seine-Saint-Denis dans un communiqué.

    Gantulga Djekhuu, qui a une petite fille scolarisée à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et dont la femme attend un deuxième enfant, était arrivé en France en 2004, fuyant la Mongolie en raison des «persécutions incessantes dont lui et les siens étaient victimes du fait de leur appartenance à la minorité catholique», selon RESF.

    En centre de rétention


    Un autre père de famille, Yaroslav Romanchuk, un Ukrainien arrivé en France en 2000, a été expulsé samedi matin vers Kiev, également par un vol Air France, selon un communiqué de RESF Val-de-Marne.

    Yaroslav Romanchuk, dont le fils est scolarisé au collège à Alfortville (Val-de-Marne), était maintenu en centre de rétention depuis le 19 juillet après son interpellation à Paris lors d'un contrôle d'identité.

    «Encore une fois la compagnie Air France prête son concours et salit son image (...), encore une fois des êtres humains subissent une violence d'Etat», dénonce RESF Paris, en se demandant «combien de drames faudra-t-il, comme celui d'Amiens ou d'autres moins médiatisés, pour que cela s'arrête?»

    Evoquant aussi Ivan, un enfant russe de 12 ans sans papiers grièvement blessé jeudi à Amiens en chutant accidentellement lors d'une tentative d'interpellation de ses parents, RESF Val-de-Marne déclare qu'on «ne peut s'empêcher d'éprouver un profond dégoût pour les méthodes employées pour remplir les quotas d'interpellation et d'expulsion».

    Clemens Bilan AFP/Archives ¦ Un panneau de RESF installé au Louvre, lors d'une réunion des actionnaires d'Air France, le 12 juillet 2007 à Paris

     
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    © 2007 AFP


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