• Ségolène Royal et «sa gauche»

    Ségolène Royal et «sa gauche»

    Ségolène Royal, le 7 juin 2008 à Tonneins
    PS: Moscovici et Montebourg présentent leur contribution

    Les strauss-kahniens et les amis d'Arnaud Montebourg ont présenté mercredi soir le texte de leur contribution commune en vue du congrès du Parti socialiste. C'est le député Pierre Moscovici qui a présenté le texte de devant des militants d'Ile-de-France. Dans le projet de contribution, baptisé «Besoin de gauche», les signataires affirment «Qu'il s'agisse des retraites, de l'éducation, des conditions de travail, le socialisme doit mieux prendre en compte la diversité des situations et des attentes qu'elles créent».
    Il faut «faire désormais davantage descendre, quand c'est possible, l'action correctrice de la politique au niveau même de l'individu».
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    Ségolène Royal expose sa vision de la société. Dans un livre avec le sociologue Alain Touraine qui sort le 8 juillet, elle évoque sa vision d’un Etat qui n’agirait pas seulement pour réparer, propose la mise en place d’une cérémonie républicaine à 18 ans, et définit « sa gauche à elle». La candidate au poste de premier secrétaire du PS ne manque pas de rappeler son attachement à la lutte contre les «inégalités et les injustices produites par le libéralisme économique». Le Monde a publié les bonnes feuilles dans son édition de vendredi. Extraits.

    Un état préventif
    «Cette idée d’un Etat préventif qui intervient et investit prioritairement avant, plutôt qu’après, on peut la décliner dans bien des domaines».

    Les délocalisations et plans de licenciement massifs
    «Il faut mettre l’accent sur la formation des salariés, sur les investissements en recherche et en innovation des entreprises, notamment dans les PME.»

    Une agence de réindustrialisation
    « L’Etat et les régions doivent conditionner leurs aides aux entreprises à des comportements responsables en préservant une capacité d’intervention à travers une agence de réindustrialisation permettant des maîtrises publiques temporaires».

    Les Salaires
    Il faut annuler «l’aberrant paquet fiscal».

    L’Etat et l’entreprise
    L’Etat (…) doit utiliser les leviers dont il dispose comme les exonérations de cotisations patronales.»
    «Conditionner ces aides non pas à l’ouverture des négociations salariales (…) mais à la conclusion d’accords entre patronat et syndicat sur les salaires et les conditions de travail».
    «L’Etat ne doit pas agir seulement pour réparer».
    «Il doit stimuler la négociation sociale de façon ciblée et incitative (…)»
    «Les incitations fiscales doivent être délivrées en fonction du degré d’exposition à la concurrence internationale et de leur respect du dialogue social».

    La dette
    «La réduction de la dette (…) est une obligation».
    «Un euro dépensé est un euro utile». «Cela signifie (…) ne pas engager de nouvelles dépenses sans économies sur les dépenses anciennes; reconduire des dépenses anciennes seulement après évaluation de leurs résultats avec les usagers. Et surtout un Etat efficace grâce à une nouvelle étape de décentralisation.»

    La France Métissée
    «Je propose pour renforcer le sentiment d’appartenance à la nation, de créer une cérémonie républicaine pour tous les jeunes, quelle que soit leur origine pour le passage à la majorité à 18 ans, l’âge du droit de vote. «Le service national civil (…) doit être mis en place».

    La réforme des retraites
    «Je propose que la gauche fasse sien le projet d’une évolution profonde de l’ensemble de nos régimes de retraite de base vers un régime inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose d’un compte individuel sur lequel il accumule des points tout au long de sa vie active de façon à déterminer le montant de sa pension au moment où il choisit de prendre sa retraite».

    La stratégie d’alliance
    «Il existe une irréductible pluralité de gauche dont le parti Socialiste se doit d’être le fédérateur. Une fois cette gauche rassemblée, une ouverture vers d'autres mouvements est possible. Je suis convaincue que seul un Parti socialiste fort, reconstruit, sûr de ses valeurs claires, pourra ensuite – et j'insiste : ensuite – envisager les alliances adéquates pour rassembler une majorité de Français autour de son projet.»

    Les défis du parti socialiste
    «Ma gauche est celle qui affronte les réalités, qui ne se résigne pas, même lorsque ces réalités sont désagréables, et surtout lorsqu'elles sont difficiles. Je ne veux pas d'une gauche qui, sous couvert de réalisme, renoncerait de fait à corriger un certain nombre d'inégalités et d'injustices, notamment celles produites par le libéralisme économique. Ce dont le socialisme a impérativement besoin, aujourd'hui plus que jamais, c'est d'une lucidité radicale. (…)»

    «Mieux vaut une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse qui, toujours, à plus ou moins long terme, nourrira des affrontements autrement plus diviseurs qu'un vrai débat, aussi tendu soit-il.»

    Pierre Andrieu AFP ¦ Ségolène Royal, le 7 juin 2008 à Tonneins

     
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    V.Z


    20Minutes.fr


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