• Traité de Lisbonne: «pas d'autre solution» qu'un nouveau vote des Irlandais

    Traité de Lisbonne: «pas d'autre solution» qu'un nouveau vote des Irlandais

    Une femme passe devant un graffiti anti-traité de Lisbonne, le 13 juin 2008 à Dublin 

     A vote gênant, nouveau vote? Comment faire pour que  «l'incident irlandais ne devienne pas une crise», selon l'expression de Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait samedi lors d'une conférence de presse commune avec George W. Bush? Alors que la France doit prendre la présidence de l’Union européenne le 1er juillet, son gouvernement commence à chercher comment sortir de la crise institutionnelle créée par le «non» irlandais. Et, il n'y a «pas d'autre solution» pour sauver le traité européen de Lisbonne qu'un nouveau vote des Irlandais, selon le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, interviewé samedi sur Europe1. Mais ce vote pourrait avoir lieu après une «adaptation» du texte pour ce pays.

    «Laisser le temps de la réflexion aux Irlandais»

    «Il faut que le processus de ratification aille jusqu'à son terme (...) et pendant ce temps-là laisser le temps de la réflexion aux Irlandais, savoir si moyennant quelques médiations ou une demande de leur part ils peuvent revoter.» «Il est trop tôt pour savoir ce qu'ils vont nous demander», a-t-il ajouté, ajoutant qu'un Conseil européen prévu les 19 et 20 juin pourrait être l'occasion pour le Premier ministre irlandais de faire part de son «analyse».

    «Une demande a minima»

    L'hypothèse de cette «médiation», qui interviendrait «au terme du processus de ratification« des 26 autres pays membres de l'UE, est que l'on «se mette d'accord avec les Irlandais sur une demande a minima qui ne rouvre pas (le dossier des institutions)», a dit le secrétaire d'Etat français.

    «Les Irlandais ont un statut neutre, ils peuvent demander à être exonérés par exemple véritablement de ce qui est la politique européenne de sécurité et de défense dans le cadre du nouveau traité», a-t-il suggéré. Ce serait «une adaptation marginale qui ne concerne que les seuls Irlandais», a-t-il souligné.

    «Soit ils revotent au terme d'une médiation, soit nous continuons à travailler dans le cadre actuel», a-t-il conclu.

    AFP ¦ Une femme passe devant un graffiti anti-traité de Lisbonne, le 13 juin 2008 à Dublin

     
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    Avec agence


    20Minutes.fr, éditions du 14/06/2008 - 15h39


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