Boris Horvat AFP/Archives ¦ La campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle a pris fin vendredi à minuit en métropole, interdisant aux médias et sites internet français toute publication de sondages et condamnant les candidats à ne plus s'exprimer en public.
Depuis le début de la campagne officielle, les sondages donnent immuablement le même quarté. Mais rien nindique que, dimanche, lordre final sera celui des études dopinions.
Car beaucoup danalystes estiment que le scrutin de dimanche sera très serré. Ils évoquent quatre candidats qui peuvent prétendre à une qualification pour second tour, une insatisfaction très forte envers «loffre», des électeurs qui zappent dun camp à lautre...
Ce scénario, lAllemagne et lItalie lont connu en 2005 et 2006. La France aussi, lors de ce dimanche 21 avril 2002 désormais dans toutes les têtes : 195.000 voix séparaient Jean-Marie Le Pen de Lionel Jospin.
Dans un schéma potentiellement à nouveau très serré, chaque voix compte. Et parfois, la décision ultime de lélecteur ne repose pas forcément sur la personnalité ou le programme dun candidat.
Et si lélection de dimanche se jouait à quelques dizaines de milliers de voix, doù viendrait la différence? Dune vidéo vue sur le Net, de la prise de position dun «people» quon apprécie, de langoisse du primo-votant au moment de glisser lenveloppe dans lurne ?
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