Des dissidents suspendus... Fabius fait une demande «modeste»... Un «match retour victorieux»...
Kouchner au Quai d'Orsay... Hollande ne veut pas empêcher la parution de «La femme fatale», c'était
la semaine dernière dans le journal de la France d'après.
20minutes.fr/Reuters/Afp ¦
Lundi 14 mai, J+8
Il y aura des pleurs et des grincements de dents lors de la formation du nouveau gouvernement. Fidèle de Sarkozy, sans être pour autant assuré d'un portefeuille,
Patrick Devedjian, l'a mauvaise: «Je suis pour aller très loin dans l'ouverture, très loin,
y compris jusqu'aux sarkozystes».
Rénover le Parti socialiste,
Henri Emmanuelli est d'accord sur le principe. «Il faut le faire, mais après la bataille, c'est-à-dire après le 17 juin», estime le député socialiste. Pour le moment, «on doit avoir uniquement à l'esprit la bataille à mener». A qui pense-t-il, en particulier? Interrogé sur les «appels du pied» lancés par l'UMP aux anciens ministres socialistes, Henri Emmanuelli a rajouté que «l'ambition à tout prix, c'est pas beau à voir».
L'UMP a suspendu quatre candidats dissidents aux élections législatives dans la Marne. Leur tort ? Se présenter contre des candidats investis par le parti. Au revoir donc le conseiller général
Eric Kariger et l'adjoint à la culture du maire de Reims,
Mario Rossi ainsi qu
Annette Laurent et
Philippe Michelot.
«Il faut que les dirigeants du PS se ressaisissent, fassent preuve d'unité et aillent à la bataille ensemble, en faisant bloc, c'est la seule demande que je me permets modestement de formuler», a affirmé
Laurent Fabius sur France-Inter/iTélé/Le Monde, estimant «désolant» le spectacle de leurs divisions. «C'est une analyse très, très superficielle (...) de dire qu'il est normal que la gauche ait perdu puisque la France est à droite», a-t-il ajouté.
Rachid Nekkaz, ex-candidat à l'élection présidentielle qui n'a pas pu réunir les 500 signatures d'élus, et le Conseil représentatif des associations noires (Cran) ont annoncé lundi à Paris leur intention de présenter une centaine de candidats «issus de la diversité» aux prochaines législatives. Rachid Nekkaz et
Patrick Lozès, président du Cran, ont assuré déjà disposer de 73 candidats prêts à entrer en lice, dont 31 en Ile-de-France. «Les Français ont la chance d'avoir aujourd'hui un président d'origine étrangère», a déclaré Rachid Nekkaz, président du parti qui porte son nom. «Il faut maintenant porter la diversité dans l'ensemble des circonscriptions».
Bruno Gollnisch ne fait pas mystère de l'objectif du FN aux élections législatives: «entrer à l'Assemblée nationale» pour exercer «une forte pression» sur le futur gouvernement. Il ne suffit pas de le vouloir, encore faut-il être élu.
Jean-Marie Le Pen y croit. Il a déclaré lundi qu'il s'attendait à un «match retour victorieux» pour son parti aux législatives après sa déconvenue de la présidentielle, lui permettant de récupérer «largement» les voix perdues.
Nicolas Sarkozy naura pas de successeur à la tête de lUMP. Pour
Daniel Schneidermann,
la raison est simple: «En gros, ce pourrait être un concurrent potentiel. Et il ne veut pas de concurrent.»
Vincent Peillon na pas vraiment apprécié le conseil national samedi dernier: «c'est apparatchik's land!».
Coup de gueule de lancien porte-parole de
Ségolène Royal: «ça, on va pas vers la rénovation, je peux vous l'assurer!»
Et revoilà lEurope. Grande absente de la campagne, ce pourrait être le premier dossier du nouveau président. «Sarkozy veut battre le fer tant qu'il est chaud sur le dossier institutionnel», estime un responsable français,
cité par Reuters.