Hommage unanime à Aimé Césaire
La presse quotidienne rend un hommage unanime, vendredi, à Aimé Césaire, le chantre de la négritude
disparu jeudi et auquel lEtat a prévu de réserver des obsèques nationales.
>> Ecouter l'entretien audio inédit avec Patrick Lozès, du Cran
>>> Lire le portrait d'Aimé Césaire
«Lhomme de la culture en action»Didier Pourquery, dans «
Libération», estime que «la grandeur de Césaire fut de prendre à bras-le-corps (les) problèmes issus du colonialisme et de les régler au jour le jour, sans relâche». Citant André Breton, qui voyait en Césaire «le prototype de la dignité», léditorialiste souligne luniversalité de cet homme engagé. «Poète et député, maire et visionnaire, Aimé Césaire fut lhomme de la culture en action», conclut-il. Ce qui fait écrire à Jacques Gantié, du «Le Midi Libre» qu'«un demi-siècle après son Discours sur le colonialisme, la révolte d'Aimé Césaire ... brûle encore».
Dans «
La Croix», Dominique Quinio célèbre «l'engagé et le rêveur, le magicien du verbe et le laboureur d'idées (qui) fut homme de mots et homme d'action». «Il est bon que la postérité n'oublie aucun de ses visages», écrit-il.
Alors que Ségolène Royal propose quAimé Césaire soit inhumé au
Panthéon, «
Le Parisien» précise que Nicolas Sarkozy assistera à son enterrement, dimanche en Martinique. Et le journal de décrire le déroulement des
trois jours d'hommage prévus. Des obsèques nationales approuvées par les éditorialistes, à commencer par Xavier Panon de «La Montagne» pour qui Césaire a été un «apport exceptionnel dans la littérature et dans la conscience nationale».
«Une conscience et une légende»Toujours à propos des obsèques nationales du «poète vénéré de tous», Jules Clauwaert souligne, dans «Nord-Eclair», que «la France s'y retrouvera, métissée comme elle l'est sur les stades».
«Entre ici, Aimé Césaire!», écrit Didier Pobel dans «Le Dauphiné Libéré» en reprenant la fameuse exclamation d'André Malraux lors du transfert des cendres du résistant Jean Moulin au Panthéon. C'est pour Didier Pobel la place où doit reposer celui qui «fut une conscience» et qui est «devenu une légende».
Une idée qui n'est cependant pas reprise par Olivier Picard des «Dernières Nouvelles d'Alsace»: «La proposition est belle mais l'intéressé n'en demandait pas tant». Et de conclure: «Il doit vivre, et pas disparaître sous des gerbes de fleurs.»
afp.com ¦ Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la "Négritude", est décédé jeudi matin au CHU de Fort-de-France. Durée 20s
<script>document.getElementById("legendePhotoVisible").innerHTML = document.getElementById("legendePhotoInVisible").innerHTML;</script>
Sa. C. avec agence
20Minutes.fr