La question de l'immigration en France.
Bonjour à tous,
Pendant que Mr SARKOZY prône l'immigration choisie en faisant croîre à ceux qui veulent l'entendre que c'est la meilleure solution pour la France, voici ce que déclare Mme ROYAL:
« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement »
« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement. C'est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays d'origine que l'on mettra fin à l'immigration clandestine. Pour cela, il faut réussir le développement des pays pauvres. »
Forum mondial des droits de l'Homme, Nantes, 10/13 juillet 2006
Renforcer réellement la politique de co-développement, cela signifie agir au niveau européen :
« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. On ne règlera pas l'émigration de la misère en laissant de côté la question du co-développement. »
« Instaurer un droit moderne à l'aller et au retour »
« Il faut, pour l'immigration de travail, instaurer un droit moderne à l'aller et au retour. Aujourd'hui, beaucoup d'immigrants, qu'ils soient qualifiés, chercheurs, universitaires, cadres ou saisonniers, sont d'autant plus tentés de rester qu'ils craignent de ne pas pouvoir revenir faute d'un visa permanent ou pluriannuel. »
En réduisant au minimum limmigration de travail, la droite incite à linstallation durable et au déracinement.
« Le bilan de la droite, c'est une baisse de l'immigration de travail, notamment qualifiée, de 88 000 en 2001 à 67 000, et une augmentation de l'immigration à vocation permanente. »
Le Monde, 23 Juin 2006
« Des visas aller retour pourraient permettre aux étrangers de venir pour des activités saisonnières ou autres de façon régulière et de pouvoir rentrer en toute sécurité dans leur pays. Lidée ce nest pas de revenir sur le droit au regroupement familial, Cest une solution gagnant-gagnant. Gagnant pour le travailleur étranger qui na pas forcément envie de se déraciner. Et gagnant pour léconomie française. »
LCI, 19 septembre 2006
La question du regroupement familial, droit essentiel quil faut défendre, devient ainsi moins sensible :
« Il n'est pas question d'empêcher le regroupement familial qui est le droit de mener une vie de famille normale là où on est installé. En revanche, beaucoup de travailleurs saisonniers restent en France une fois leur contrat terminé et font venir illégalement leur famille parce qu'ils craignent de ne pouvoir revenir travailler dans notre pays s'ils en partent. Je crois qu'il faut créer un droit moderne à l'aller et au retour, qui permette de venir travailler ici puis de retrouver en toute tranquillité les siens dans son pays en sachant qu'on pourra à nouveau répondre à des offres de travail utiles. C'est une question de respect de la dignité des travailleurs étrangers. »
La Dépêche du Midi, 22 septembre 2006
« Ce n'est certainement pas par l'immigration choisie, qui va poursuivre une politique néo-coloniale en allant choisir dans les pays d'origine ceux qui nous arrangent, que l'on mettra fin à ce problème. Les puissances coloniales ont suffisamment exploité ces pays ; on ne va pas continuer en prenant leur main d'oeuvre bien formée. »
Forum mondial des droits de l'Homme, Nantes, 10/13 juillet 2006
En ce qui me concerne, je pense que Mr SARKOZY est un démagogue, car en effet il y a bien des personnes issues des minorités visibles en france qui ne travaillent pas en fonctions de leurs diplômes mais qui font des petits boulots. Pourquoi faire croîre qu'il ira les chercher au tiers monde. L'immigration choisie est donc une utopie.
Cordialement,
Bertrand KISSANGOU